Dissertation Personnage Immoral

Corrigé

Dans ce corrigé, certaines parties sont rédigées, d’autres se présentent sous forme de plan, que vous pouvez vous exercer à rédiger. Certains exemples doivent être développés ; il faut aussi illustrer les arguments d’exemples personnels. Les titres en couleur ne doivent pas figurer sur la copie.

Introduction [rédigée]

Dans la vie courante, l’expression « C’est du roman ! » signifie « Cela n’a rien de réel ! » et celui dont on dit « c’est un vrai personnage de roman » est un être à part, original, que l’on ne rencontre pas dans la vie de tous les jours. Mais dans la Préface de Pierre et Jean, Maupassant distingue plusieurs types de romanciers : certains transforment la vérité « pour en tirer une aventure exceptionnelle » et mettent en scène des héros extraordinaires, d’autres font de leurs créations des êtres du quotidien et évitent « tout enchaînement d’événements qui paraîtrait exceptionnel ». Existe-t-il un modèle-type de personnage romanesque ? Certes, le héros – au sens premier de « surhomme » –, peut fasciner le lecteur  ; cependant, pour un romancier, peindre des personnages ordinaires présente aussi un intérêt . Mais, faut-il choisir entre ces deux extrêmes ? La tâche artistique du romancier n’est-elle pas de rendre le quotidien singulier ? Lorsqu’il peint la banalité, l’écriture ne lui permet-elle pas de la transfigurer en une « destinée singulière », selon les mots de Sade  ?

I. Intérêts du personnage de roman « admirable »

1. L’univers romanesque est extraordinaire

  • Héritier de l’épopée, aux héros exceptionnels (Odyssée, Iliade, romans de chevalerie), le roman présente des . [Exemples] Rabelais, Gargantua (univers de géants), J. Verne, Voyage au centre de la terre (monde inconnu).
  • Univers où se produisent des . [Exemples] évasions de Fabrice (Stendhal, La Chartreuse de Parme) ou d’Edmond Dantès (A. Dumas, Le Comte de Monte Cristo) ; défense du fort Le Cor par Éomer et Boromir (Tolkien, Le Seigneur des anneaux).

2. Ce contexte implique des personnages « admirables »

  • Certains personnages se démarquent de l’humanité commune. Ils ont un . [Exemple] LaPrincesse de Clèves, lorsque Mme de La Fayette fait le portrait du duc de Nemours, un « prince » de la cour d’Henri II, elle le présente comme « un chef d’œuvre de la nature, […] l’homme du monde le mieux fait et le plus beau ». L’emploi des superlatifs élogieux, intensifiés par la précision « du monde », la métaphore hyperbolique « chef d’œuvre », empruntée à la peinture, font imaginer au lecteur un héros « singulier » qui ne peut « être limité et dont la beauté dépasse les êtres ordinaires ».
  • D’autres personnages sont exceptionnels par leurs . [Exemples] Jean Valjean dans Les Misérables (honnêteté, dévouement, courage, bonté) ; Kyo dans La Condition humaine de Malraux (courage et dévouement) ; le commissaire Maigret chez Simenon (intégrité morale, intelligence et perspicacité).
  • Mais rien n’empêche de se passionner pour un personnage que l’on désapprouve moralement. [Exemple] Ainsi, dans Le Père Goriot de Balzac, ­Vautrin, ancien forçat, dans le long discours où il met alors en œuvre une redoutable stratégie de persuasion, apprend au jeune Rastignac, son « élève », les moyens de « parvenir » dans la société parisienne et lui suggère d’être complice d’un meurtre. Son absence totale de conscience morale, son assurance et ses qualités d’orateur, qui fascinent Rastignac, font de ce personnage un tentateur, un diable incarné, qui force l’admiration. 

3. Les personnages admirables fascinent, servent de modèles… ou d’anti-modèles

  • Le personnage admirable a une et donne lieu à une ; il répond à notre besoin d’idéal, d’évasion vers un monde où tout est possible [exemples personnels].
  • Il sert de , permet d’explorer les limites de l’humain, de donner une image de la perfection, de provoquer l’. [Exemples] La princesse de Clèves chez Mme de Lafayette (l’héroïsme de la passion en lutte avec le sens du devoir), Kyo dans La Condition humaine de Malraux.
  • À l’inverse, un personnage , à travers qui sont peintes des , dévastatrices, peut servir d’ [exemples personnels].

S’il se laisse emporter par ces personnages extraordinaires, le lecteur trouve aussi de l’intérêt à la peinture d’une humanité plus commune.

II. Intérêts du personnage ordinaire : la peinture réaliste de l’humanité commune

Pour Simenon : « Un personnage de roman, c’est n’importe qui dans la rue ».

1. Il favorise l’illusion de réalité et l’identification

  • Le personnage romanesque est souvent un . [Exemples] Frédéric Moreau (Flaubert, L’Éducation sentimentale), Gervaise (Zola, L’Assommoir), Meursault (Camus, L’Étranger).
  • Immergé dans la vie quotidienne, il suit une trajectoire « ordinaire » et plausible. Le lecteur s’y intéresse . Il s’identifie à et représente, comme en un miroir, l’humanité moyenne. Balzac veut « faire concurrence à l'état civil ».
  • Il est (en tant que personnage-type) et permet au romancier de faire passer sa vison de la société. [Exemple] Georges Duroy dans Bel-Ami se caractérise par des préoccupations matérielles, un milieu et une existence ordinaires. Ainsi, il est un type social du roman réaliste. Il nous intéresse .

2. Une morale « incarnée » à notre portée

  • Son destin ne propose pas un idéal inaccessible, mais . Ainsi, il peut donner de l’optimisme [exemples personnels].
  • Il illustre les défaites de l’existence d’autrui et fait que en partageant les déboires d’un personnage ordinaire [exemples personnels].
  • La proximité avec le personnage permet de du romancier [exemples personnels].

III. Une fausse alternative ?

Enfermer le personnage de roman dans une alternative (doit-il être admirable ou ordinaire ?) ne rend pas compte de la complexité du roman et de ce qui suscite l’intérêt du lecteur.

1. La transfiguration d’un personnage banal en personnage admirable

  • Des événements personnels ou historiques (l’intrigue du roman imaginée par le romancier) peuvent , en révélant un caractère et un destin extraordinaires. [Exemples] J. A Suter (Cendrars, L’Or), Angelo (Giono, Le Hussard sur le toit).
  • Des , par exemple en accomplissant des choix difficiles, se chargent d’une aura de grandeur. Simenon dit bien : « un personnage de roman, c’est n’importe qui dans la rue, mais qui va jusqu’au bout de lui même. » [Exemple] Jean Valjean devient admirable (Hugo, Les Misérables).
  • Le roman révèle la dans la banalité de la vie de chacun. À travers des êtres humbles, le romancier permet à l’homme de mieux connaître ses potentialités et sa part d’exception. [Exemples] Le héros du Père Goriot de Balzac, « Christ de la paternité » ; le narrateur de À la Recherche du temps perdu de Proust découvrant sa vocation d’artiste.

2. Héros ou commun des mortels ? Tout dépend…

Le choix de l’héroïsme ou de la banalité du personnage dépend de ce que l’on attend de la lecture d’un roman et de la mission que se fixe le romancier.

  • Si le lecteur attend que le , si le romancier veut son lecteur, leur choix se portera sur les héros admirables.
  • Si le lecteur cherche qui l’entoure, si le roman est pour l’écrivain un instrument d’exploration, s’il veut tel qu’il est et l’expliquer (roman réaliste et naturaliste) ou encore (roman engagé), le roman sera peuplé de personnages donnant une (presque) parfaite illusion de la réalité.

3. Combiner des êtres d'exception et des êtres ordinaires

  • Rien n’empêche de faire cohabiter ces deux types de personnages. [Exemple] Malraux, La Condition humaine (Kyo, le héros ; Clappique, homme de l’humanité moyenne).
  • Cela permet au romancier de donner une image plus fidèle de la réalité où personnages admirables et hommes ordinaires coexistent. 
  • Cela permet de mettre en valeur les uns par les autres, par contraste. [Exemples] Les Thénardier mettent en valeur Jean Valjean ; Grand et Cottard mettent en valeur Rieux (Camus, La Peste).

Conclusion [rédigée]

Être complexe et protéiforme, le personnage de roman ne saurait se réduire à une définition trop schématique. C’est en fonction de son lectorat, de sa conception du roman que l’écrivain choisit de faire de ses personnages des êtres admirables ou des hommes ordinaires. Mais faut-il s’étonner que le roman propose des types de personnages aussi divers ? Rien de surprenant, puisque le roman est une œuvre artistique, au même titre que la peinture. Or, l’art est un « miroir » qui déforme, mais, par là même, nous révèle à nous-mêmes, plus « vrais que nature ».

Conseil

Lorsque vous donnez l’exemple d’une œuvre, la référence doit être précise : titre de l’œuvre (souligné), nom de l'auteur, éventuellement époque ou courant littéraire. Situez rapidement le contexte : l’épisode ou la scène, le personnage dans l’intrigue, dans l’œuvre.

Corrigé de la dissertation

Le personnage de roman doit-il être un modèle ?

Vous fonderez votre réflexion sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe et sur vos lectures personnelles.

 Analyse du sujet

doit-il >          et non « peut-il ». Donc nécessité absolue, impératif.

modèle >        pour le lecteur / l’auteur ?

héros vertueux

La littérature a-t-elle un impératif moral ?

I.                   Thèse : le personnage de roman doit être un modèle

Le personnage doit représenter un idéal.

La littérature veut instruire/édifier. Cf la devise Placere  et docere de l’Antiquité.

A-    Le héros moral:

Le roman doit présenter comme personnages des êtres exceptionnels, dont le comportement témoigne de cette volonté morale. On peut envisager qu’une telle attitude soit parfaitement naturelle chez eux, ou qu’elle témoigne d’un effort de leur volonté:

 

  1. les personnages sont présentés comme parfaitement idéalisés:

Paul et Virginie, Bernardin de Saint Pierre, 1787: deux enfants de la nature, parfaitement purs, victimes de l’incompréhension du monde adulte (se souvenir de la mort exemplaire de Virginie, lors de la tempête).

George Sand, qui écrit des romans avec le désir de donner une image positive des paysans: ainsi de La mare au Diable, publiée en 1846.

2. Les personnages qui affirment leurs exigences morales avant tout:

La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette (1678): tous les personnages principaux se conduisent de manière honorable. Certes il sont tous victimes de la passion, mais leur conduite demeure exemplaire. Ils sont avant tout guidés par le souci de leur réputation et des devoirs qui sont les leurs. Mme de Clèves renonce à M. de Nemours, ces craintes personnelles rejoignant ce que son devoir de veuve fidèle lui ordonne.

Ce goût de l’héroïsme, du personnage qui a toutes les qualités traverse le temps. Même au XX ème siècle, Le Hussard sur le Toit  (1951) de Giono présente deux personnages hors-normes, Angelo et Pauline qui cherchent à vivre selon un code moral élevé, tandis qu’ils se retrouvent à traverser la Provence dévastée par le choléra. Confrontés à une humanité qui a perdu toute valeur morale, alors que la peur, la violence et la cupidité se déchaînent, ils essayent tous deux de faire face.

Dans le même registre, la Peste ( 1947) de Camus offre une multiplicité de personnages chacun représentant une catégorie sociale et une attitude possible face à la peste (métaphore du mal). Au centre du texte, le personnage du docteur Rieux apparaît bien comme un modèle: sa détermination à combattre la maladie ne l’empêche ni de douter, ni d’être découragé. Il reste humain aux yeux des lecteurs, même si sa résolution ne faiblit jamais. Camus choisit d’écrire un roman optimiste qui célèbre la résistance humaine face au mal.

B-     Le parcours moral  (roman où le héros DEVIENT un modèle)

1. Les premiers romans grecs et latins sont des romans d’initiation (par exemple, les Ethiopiques d’Héliodore, IV siècle après JC): ils mettent en scène des jeunes gens dotés de toutes les qualités, qui tombent amoureux et  doivent ensuite affronter de multiples épreuves avant d’être réunis. La valeur morale des personnages et du roman est clairement affirmée: leur histoire reproduit le mythe d’Amour et Psyché, qui ne sont réunis qu’au terme d’un parcours long et difficile pour Psyché (en l’occurrence l’âme).

2. Le roman peut ainsi devenir l’histoire d’une rédemption: ainsi lorsque Victor Hugo écrit les Misérables (1862): le parcours de Jean Valjean se veut exemplaire: progrès moral, ascension sociale, dévouement aux autres.

3. L’Etranger de Camus va aussi dans ce sens: car même s’il finit sur l’échafaud, Meursault va vers l’affirmation de lui-même, la revendication de ses actes: à la fin de l’oeuvre, il n’est plus un personnage passif.

C-    Le contre-modèle

Evoquer des héros négatifs comme repoussoirs.

 Cette conception du roman comme lecture édifiante amène parfois certains écrivains à concevoir des personnages mauvais et à les présenter comme des contre-exemples, qu’il ne faudrait absolument pas suivre:

1. l’immoralité des personnages dans Manon Lescaut, (1753): L’Abbé Prévost évoque l’idée d’un contre-modèle. L’histoire du chevalier Des Grieux et de Manon devient l’exemple des égarements où conduit la passion, et le roman cherche ainsi à détourner les lecteurs de ces vices.  On peut dire aussi que la mort de Manon et le courage dont elle fait preuve dans la dernière partie constituent une sorte de rédemption pour la jeune femme.

2. Quant à Choderlos de Laclos, avec Les Liaisons Dangereuses, (1782) il affirme que son roman doit combattre l’ignorance des jeunes filles, responsable de leur ingénuité face au mal, et par ailleurs, la fin du roman se veut extraordinairement morale, puisque les méchants sont punis.

II.                Anti-thèse : le personnage ne doit pas être un modèle

A-    Dire le réel

Volonté de peindre les hommes tels qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts: ambition du réalisme et du naturalisme (Balzac, Stendhal, Flaubert, Zola).

« Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route. Et l’homme qui porte le miroir dans sa hotte sera par vous accusé d’être immoral ! Son miroir montre la fange, et vous accusez le miroir ! Accusez bien plutôt le grand chemin où est le bourbier, et plus encore l’inspecteur des routes qui laisse l’eau croupir et le bourbier se former » Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830

  1. Emma Bovary et Charles: la médiocrité et l’insatisfaction. L’adultère (Ne pas oublier le procès intenté contre l’oeuvre, lui reprochant son immoralité).
  2. Le personnage de Jacques Lantier, fils de Lantier et de Gervaise essayant de lutter contre ses pulsions meurtrières, elles-mêmes liées à l’alcoolisme de la famille. Aucune idéalisation, aucune portée morale du roman.  Si l’on excepte peut-être le fait que le roman « instruit »: il fait connaître des époques, des milieux et des conditions ignorées par le lecteur.
  3. Représenter l’ordinaire: Voyage au bout de la nuit (1932) un narrateur Bardamu et l’un de ses amis, Robinson: le parcours de toute une vie, à travers toutes les désillusions de celle-ci, et la dénonciation de toutes les monstruosités sociales: la guerre, la colonisation, l’exploitation ouvrière, la pauvreté.

B-    Dire l’immoralité

 Certains auteurs revendiquent clairement l’immoralité du roman. Il s’agit bien de dire et de justifier les comportements considérés comme « immoraux ». L’exemple des oeuvres de Sade.

A un niveau moindre, celui de Gide, de L’immoraliste  (Le narrateur sacrifiant sa femme à son épanouissement personnel) aux Caves du Vatican (le personnage de Lafcadio se livrant à un meurtre gratuit).

C-    L’objectif de la littérature : questionner l’origine du mal ?

Le roman finit par chercher à explorer de l’intérieur toutes les zones d’ombre de l’être humain:

Lolita (1955) de Nabokov a comme narrateur un personnage franchement pédophile, qui raconte sa propre histoire.

 Jonathan Littell dans les Bienveillantes (2006) donne la parole à un officier SS qui participe à toutes les opérations liées à l’extermination des Juifs. (à rapprocher du roman de Robert Merle, La mort est mon métier, biographie romancée du commandant d’Auschwitz, publiée en 1952).

Ces romans laissent souvent un certain malaise, car avec l’emploi de la première personne ils donnent l’impression aux lecteurs de se faire complices. Ils déforment la réalité du monde pour en présenter l’image que ces personnages s’en font, et nous amènent à la conclusion extrêmement dérangeante, selon laquelle la monstruosité fait partie de l’humanité.

III   Dépassement : toutefois, le personnage de roman peut être un « modèle » au sens d’un type

A-    Le personnage-cobaye (Zola): définition du naturalisme

Il s’agit de montrer par le biais du roman l’interaction entre un tempérament et un milieu donné.

 »  le romancier est fait d’un observateur et d’un expérimentateur » (Zola).

 » Je veux montrer comment une famille, un petit groupe d’êtres, se comporte dans une société, en s’épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus, qui paraissent, au premier coup d’œil, profondément dissemblables, mais que l’analyse montre intimement liés les uns aux autres. L’hérédité a ses lois, comme la pesanteur.

  Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double question des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d’un homme à un autre homme. Et quand je tiendrai tous les fils, quand j’aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l’œuvre, comme acteur d’une époque historique, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j’analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et la poussée générale de l’ensemble« .

Préface de La Fortune des Rougon (1871)

« Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second-Empire ».

B-    Le personnage-type (Balzac)

Les auteurs réalistes du XIX veulent désormais faire du roman le genre dévolu à la restitution de la réalité, sa vocation devient la description de la société, et non plus tant l’analyse de la psychologie humaine. Ainsi Balzac se définit comme un « observateur »: « La Société française allait être l’historien, je ne devais être que le secrétaire »: la Comédie humaine a donc vocation de restituer un panorama des plus complets possibles de la société française du début du XIX ème siècle.

La Comédie humaine: titre donné par Balzac à ses oeuvres à partir de 1830 (95 romans et nouvelles, plus de 6000 personnages). Organisée de manière rigoureuse:

# Études de moeurs

* Scènes de la vie privée

* Scènes de la vie de province

* Scènes de la vie parisienne

* Scènes de la vie politique

* Scènes de la vie militaire

* Scènes de la vie de campagne

# Études philosophiques

# Études analytiques

C-     L’archétype

Mais dès lors que le personnage de roman se veut représentatif d’une certaine catégorie d’humanité, il devient archétypal, et retrouve alor,s au delà de toute notion chronologique, ce statut de modèle, non pas au sens valorisant d’exemple à suivre, mais au sens de type, spécimen. Ainsi Eugène de Rastignac (Personnage du Père Goriot, 1835) est devenu le modèle des ambitieux, tant le défi lancé à Paris depuis les hauteurs du Père Lachaise, au terme de ses premières désillusions est devenu célèbre, et Bel-Ami,le hréros de Maupassant (1885) le modèle des hommes sans scrupules dont la réussite sociale n’est liée qu’à un physique avantageux et à un peu d’habileté.

Cet Article a été posté le dimanche,29 avril, 2012 à 15:52 . Les commentaires et les Rétroliens sont clos pour le moment.

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